Bénédicte Gandois-Crausaz

L’histoire d’une enfant surdouée, une artiste dès sa naissance
Un parcours avec un zéro faute !

Avec un papa qui joue du violon, qui écrit et qui peint, Bénédicte était prédestinée à l’art sous toutes ses formes. « Pour la petite histoire, un beau matin, alors que je n’étais qu’un bébé, j’ai récité l’alphabet dans le désordre dans les bras de maman. »

A 3 ans elle récite l’alphabet, à 6 ans elle publie sa première brochure.

L’aventure commence.

« Dès mes 3 ans, je n’ai cessé de taquiner mes parents pour qu’ils m’apprennent à lire…

Très rapidement, j’ai ensuite commencé par composer des poèmes. Et un jour, grâce à mon papa, j’ai en quelque sorte obtenu ma 1ère publication. Je l’ai talonné pour pouvoir utiliser la photocopieuse de son bureau pour publier en plusieurs exemplaires le premier poème que j’avais composé à l’âge de 6 ans. »

Bénédicte Gandois est définitivement une surdouée.

Légende : Bénédicte à l’âge de 10 ans

Vous êtes une artiste à part entière, peintre, écrivain, musicienne.

Quelles disciplines artistiques privilégiez-vous dans votre vie actuelle ?

« La musique et la littérature sans hésitation. Je ne vous cache pas que la littérature est ce qui marche le mieux. Sinon au niveau de la musique, il fut un temps où je jouais du violon et de l’alto, mais aujourd’hui je prends des cours de chant et dirige un chœur. »

« Au niveau de la littérature, j’ai écrit huit livres, plus un en musicologie (étude de la musique et des musiciens), donc neuf à ce jour. Évidemment on y retrouve beaucoup de poésie, je suis dans une approche extrêmement artistique. »

« Dans mes parutions, on trouve un roman pour mes élèves, des romans pour la jeunesse, un recueil de nouvelles avec à chaque fois des artistes comme héros, ou comme par exemple une nouvelle qui se déroule au 18e siècle avec un musicien. »

De l’imagination, toujours de l’imagination

2019. Premier livre subventionné, le début d’un bel encouragement pour Bénédicte.

« Mon dernier livre parle d’une histoire de dragons. J’ai commencé à la raconter un jour à mes enfants lorsque j’étais aux Etats-Unis. Et, au gré du temps, c’est devenu un roman qui a recueilli les histoires que je racontais chaque soir à mes enfants. »

Le dernier livre de Bénédicte est un roman jeunesse qui parle de dragons avec comme héros deux enfants et un adolescent rebelle, c’est un genre de roman fantastique. Et chose inédite, tout se passe ici à Cossonay, dans le canton de Vaud en Suisse ! Du coup, elle a eu la chance de voir ce roman subventionné par le canton de Vaud.

« Nous avons reçu non seulement des subventions du canton de Vaud, mais également de la commune de Cossonay et de la Fondation Engelberts. »

A quel âge avez-vous écrit votre premier livre ?

« L’été de mes 11 ans, j’ai eu envie d’utiliser la machine à écrire de mon grand-père – nous passions alors la plupart de nos vacances chez nos grand-parents – et j’ai commencé à écrire mon premier roman, Mon amie l’étoile, une histoire d’amitié entre… une panthère africaine et une étoile. L’été suivant, j’ai écrit un roman d’amitié entre deux fillettes, L’Orpheline du Cambodge puis un roman se déroulant en Grèce durant les guerres médiques, Ophélie des sentiers perdus – je venais de découvrir l’Antiquité à l’école cette année-là, et la Grèce me fascinait (pour l’anecdote, je pensais avoir inventé le prénom « ophélie » qui « sonnait grec » et ai été surprise ensuite de voir que le prénom existe vraiment). Ensuite, je n’ai plus arrêté. Romans l’été, et poèmes durant l’année… »

Comment vous viennent toutes ces idées ?

« Des anecdotes puisées ici et là. Plus jeune, je m’étais faite une « boîte à idées », suivant une idée lue dans un roman… Du reste, la lecture me nourrit. Non pas m’inspire, mais j’ai toujours été plus productive (en terme d’idées et d’imagination) dans les périodes où j’ai le plus lu. Il y a un va et vient entre la lecture et l’écriture – et ce qu’on écrit n’a rien à voir avec ce qu’on a lu ! »

En 2009, vous créez votre Maison d’Edition, les Editions de la Maison rose

Parlez-nous de cette réalisation.

« La maison d’édition date de ma rencontre avec Bernard, mon mari et le père de nos trois enfants, et du passage au numérique. Alors que je participe à une exposition de peintures lors d’un marché de Noël, exposition qui au final s’avère ne pas marcher. Je me dis alors ‘pourquoi ne pas publier ses contes de Noël, parus dans différents journaux ?’. Et je surenchère en me disant ‘pourquoi pas une maison d’édition ?’. »

Couronnée la même année par un bref passage au salon du livre à Genève, l’aventure démarre. « Au début, on a commencé en brochant nos publications, puis on a trouvé un imprimeur. »

Est-ce qu’on peut vivre de son art ?

« A la base, on essaie de payer nos auteurs 20%, ça nous rapporte pas grand-chose. Cependant grâce à mes autres activités, je peux en vivre oui. Je suis mère de trois enfants en bas âge, je consacre donc davantage ma vie à les élever pour l’instant. Mais en continuant mes activités artistiques et avec beaucoup d’efforts, nous pourrions en vivre. »

« Je suis aussi enseignante dans un gymnase à Lausanne. Auparavant, j’ai enseigné en école privée, et notamment dans une école pour enfants à haut potentiel intellectuel. Formée en Lettres classiques (français, latin, grec, ancien français, histoire ancienne, entre autres), j’enseigne le français et la culture antique. »

Alors justement, comment se passe l’enseignement en ce moment ?

« Actuellement avec les directives du département de l’instruction publique, on enseigne en ligne, avec une à deux vidéo(s) et conférence(s) par semaine et par classe. Évidemment, nous leur donnons des exercices à faire à la maison pour les occuper. Il est important de maintenir un lien social avec eux et de les faire travailler pour qu’ils ne perdent pas pied. »

Bénédicte est avant tout une maman.

Comment conciliez-vous vie familiale et vie professionnelle avec trois enfants en bas âge à la maison ?

« Avec beaucoup d’humour et de lâcher-prise à certains moments ! »

Un dernier mot ?

« Il faut sans cesse se réinventer en fait et développer de nouvelles passions.

Je suis très dispersée, je dirais que je me remets toujours en question. Je suis sans arrêt en quête d’améliorations et de nouvelles solutions. »

Vous l’aurez compris : Bénédicte est une « hyperactive » !

Des conseils à donner à nos lecteurs ?

« La période est propice pour les lectures, je vous invite à reprendre les livres que vous avez peut-être mis de côté, faute de temps. Et n’oubliez pas, dans la vie, on a toujours besoin d’une bonne maîtrise de la langue, pour écrire : maîtriser la grammaire de votre langue vous donne une puissance et une liberté insoupçonnée. Et, en lisant, vous perfectionnez ainsi votre orthographe. Sans oublier le fait que vous développez votre imaginaire. »

La lecture est apaisante et permet à l’esprit de s’évader, c’est une source inépuisable de création d’images. Vous vous faites votre propre film de l’histoire.

Un dernier conseil ?

« Écrivez de la poésie plutôt que de lire les journaux et de regarder toutes ces mauvaises nouvelles véhiculées par les médias.

Pour vous inspirer, je vous conseille vivement le poète Philippe Jaccottet, qui est sensible aux petites choses de la vie. »

Vous pourrez trouver le dernier livre de Bénédicte Gandois-Crausaz aux Editions des Sables, qui est en accès libre durant le confinement.

 

Découvrez son univers ici : http://benedictegandoisecrivain.com/pages/Qui_suisje-3146103.html

Christine Giotto

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